Comptes-rendus d’activité

2018

2017

L’Académie Julien Sacaze a choisi un nouveau président, Jean-Marc Chaduc, pour succéder à Claude Ferrage et animer ses activités, deux années durant, en 2017 et 2018.

La première manifestation de l’année fut une excursion à Auch, le 20 avril. Beaucoup sans doute connaissent la capitale de la Gascogne et ses monuments mais c’est toujours un plaisir de s’y retrouver et de visiter quelques endroits moins courus comme le musée d’art pré-colombien ou le théâtre à l’italienne. Une dégustation d’armagnac a clôturé la journée tandis que l’Association archéologique du Gers nous a reçus dans ses locaux pour un apéritif amical.

Les traditionnelles conférences d’été ont abordé quantité de thèmes en rapport avec l’histoire ou la géographie du Haut-Comminges. Yvaine Buffelan-Lanore, nouvelle académicienne, a présenté des commentaires juridiques sur la Grande Charte de Saint-Gaudens. Robert Curnelle nous a fait goûter quelques merveilles naturelles de la géologie. Daniel Cyrus a revisité la toponymie locale pour en dégager quelques lignes de force en relation avec la géographie et le vocabulaire pré-indoeuropéen. Serge Brunet a évoqué la fin des Guerres de Religion (1585-1598) dans le Comminges et le Val d’Aran avec le rôle des ligues campanaires. Patrick Peyet a retrouvé les traces et l’histoire des mines des Crabioules, au-dessus de Luchon. Georges Lagaillarde a mis en valeur les bonnes pages des mémoires d’un touriste anglais à Luchon vers 1825.

En cette année de commémoration de Luther, René Souriac, enfin, a donné une conférence publique au casino de Luchon sur les Commingeois, la religion et les Guerres de Religion au XVIe siècle.

Le voyage d’été, à Burgos, les 29, 30 et 31 août a connu un beau succès avec plus d’une trentaine de participants. Le voyage d’aller fut marqué par la dégustation d’une somptueuse paella, dans un restaurant du Pays Basque recommandé par notre ami Jep de Montoya. Dès l’arrivée à Burgos nous avons visité la cathédrale, joyau de la ville, et salué la mémoire de Rodrigue et Chimène qui y reposent. La journée du 30 août fut consacrée à un long périple dans la vallée de l’Arlanza, à une cinquantaine de kilomètres de Burgos. C’est là qu’est né le royaume de Castille avec les premiers comtes dont on croise le parcours dans les monastères et les châteaux. La petite ville de Covarrubias,  le monastère de Silos ou encore le palais de Lerma furent quelques étapes marquantes de ce périple. Le dernier jour, à Burgos, nous réserva les visites les plus prestigieuses avec le panthéon royal de Las Huelgas et la Chartreuse de Miraflores.

Outre ces activités traditionnelles, l’Académie a entrepris la réalisation d’une exposition consacrée à Maurice Gourdon qui pourra être présentée en 2018. Une convention a été signée avec le Conseil général du Val d’Aran pour instaurer un partenariat autour de ce projet. De même des contacts ont été noués pour que l’Académie participe financièrement à la restauration d’une statue ancienne de la Vierge, à Billière.

L’année s’est terminée le 28 décembre par une assemblée générale et un déjeuner amical, suivi de la projection d’un montage vidéo réalisé par Yves Glock sur des images prises lors d’un précédent voyage de l’Académie sur la route des cloîtres en Catalogne.

Au cours de l’année, Bertrand de Lassus a été nommé membre d’honneur, Claude Ferrage, président d’honneur, Frédéric Vionne, premier vice-président, Jean Montané, Alain D’Haène et Jean Genot, membres associés. Deux académiciens sont décédés, Hubert Baron et Victoria Azemar.      

2016

L’Académie a poursuivi  ses travaux pendant la seconde année de la présidence de Claude Ferrage, avec les activités traditionnelles qu’elle propose à ses membres : voyages et conférences principalement.

L’excursion de printemps, dans le Volvestre ariégeois, a commencé par la visite du Mas d’Azil, grand site régional, où la rivière l’Arize a creusé une excavation grandiose dans le massif calcaire, avec tout un complexe de grottes  habitées dès l’âge Magdalénien. L’aménagement moderne des lieux, avec un remarquable centre d’interprétation, éclaire l’histoire du site. Le petit musée du village voisin est un complément indispensable, en particulier pour admirer les œuvres des artistes préhistoriques. Après déjeuner, la découverte d’autres curiosités plus confidentielles mais toujours intéressantes, églises anciennes ou sites inspirés, a complété un programme riche et varié.

Cette année, l’Ariège était décidemment le département privilégié par l’Académie. Le voyage d’été s’est déroulé autour de Foix avec la visite de lieux chargés d’histoire. Les vestiges du camp du Vernet nous ont rappelé les heures noires de la guerre civile espagnole et de la Seconde guerre mondiale,  tandis que le Carla-Bayle nous a fait souvenir de Pierre Bayle, philosophe des Lumières,  un esprit toujours en quête de vérité au-delà des idées reçues. À Foix même, une guide charmante nous a présenté la vieille ville et l’abbatiale Saint-Volusien tandis que les plus courageux d’entre nous ont grimpé jusqu’au château de Fébus. Plusieurs visites originales ont aussi marqué ce séjour de deux journées, ainsi  le centre des archives départementales dont la directrice, Claudine Pailhès, chartiste et auteure d’ouvrages de référence sur l’Ariège nous a personnellement guidés, et, sur le retour, l’abbaye de Combelongue et l’église Notre-Dame de Tramesaygues à Audressein. La cerise sur le gâteau fut la découverte impromptue de la charmante église Saint-Germier d’Ourjout et de ses fresques romanes récemment mises à jour.  Si l’on mentionne encore l’apéritif de bienvenue offert le premier soir par le conseil départemental, on s’accordera pour trouver que ce périple ariégeois fut aussi riche qu’agréable.

Les conférences d’été sont l’occasion pour les académiciens et les membres associés de se souvenir que leur institution est en charge de l’illustration du patrimoine pyrénéen. Ils s’attachent donc à l’étude de sujets originaux avant de présenter à leurs pairs les fruits de leurs travaux. En 2016, Francine Antona a raconté l’histoire du Festival du Comminges, tandis que Bertrand de Gorsse a retracé les débuts de l’Académie.  Remontant plus avant dans le temps, madame Rumeau-Rouquette a évoqué les gardes-du-corps pyrénéens de Napoléon, troupe d’élite recrutée en grande partie dans notre région, et Jean-Marc Chaduc deux journalistes du Second Empire, originaires des Pyrénées centrales et installés à Fos. Enfin Patrick Peyet est parti à la recherche de l’emplacement d’une forteresse du moyen-âge, située au dessus de Luchon, Albespi.

Patrick Peyet a été admis parmi les membres titulaires.  Matthieu Tajan, Marie-Dominique Guiraud, Jean Montané et Jean Genot ont été admis comme membres associés.

L’Académie se préoccupe toujours du devenir de ses collections, en relation avec celui du musée du Pays de Luchon. Les travaux de la commission paritaire conjointe avec la municipalité de Luchon et de la commission scientifique n’ont pas, jusqu’à présent, débouché sur des perspectives précises.  Cette incertitude regrettable n’empêche pas des coopérations limitées, par exemple à l’occasion d’expositions comme celle qui sera consacrée en 2017 à Maurice Gourdon et dont la préparation a été entreprise. 

L’année s’est terminée par l’assemblée générale tenue le 29 décembre. À cette occasion, le bureau a été renouvelé, avec l’élection de Jean-Marc Chaduc au poste de président et de Patrick Peyet à celui de secrétaire général adjoint.  Serge Brunet demeure secrétaire perpétuel, Bertrand de Gorsse, secrétaire général,  Daniel Cyrus, trésorier, Élisabeth Baron-Lenormand, seconde vice-présidente. Le poste de premier vice-président demeure temporairement vacant.  Enfin, Hubert Baron a été nommé membre d’honneur.   

2015

L’Académie Julien Sacaze a poursuivi ses activités traditionnelles pendant une année par ailleurs riche en événements et drames nationaux, comme l’on sait. Le président Claude Ferrage, dont c’était la première année d’exercice, a su maintenir le cours des manifestations habituelles, réunions, conférences et excursions, tout en ouvrant le débat sur les perspectives à venir, liées aux relations  et coopérations avec la ville de Luchon, en particulier pour la sauvegarde et la modernisation du musée.

Le voyage de printemps s’est déroulé le 24 avril, à Benasque. La petite ville était encore silencieuse, entre saison d’hiver et saison d’été. Un temps fort des visites, après déjeuner, fut la rencontre avec Jorge Mayoral, un entrepreneur passionné d’histoire locale, qui nous a présenté sa fabuleuse collection, digne d’un musée, de livres, de documents et de cartes sur notre région et notamment sur Luchon et ses environs. Il n’existe sans doute pas l’équivalent de ce côté de la frontière. 

Le 10 juillet était organisée une balade à l’Hospice de France, pour admirer les résultats d’une rénovation très réussie. L’établissement, confié à des gestionnaires compétents et disponibles, propose aussi un musée pyrénéen.

Le voyage estival de trois jours a eu lieu les 25, 26 et 27 août, en Andorre. Après une étape à la Seu d’Urgell où l’on admire la cathédrale Sainte-Marie, remarquable monument roman, les participants ont eu le plaisir de visiter quantité de lieux qui font de l’Andorre un pays attachant, riche de surprises et de traditions : musée du tabac, églises romanes ou pré-romanes, stations de ski modernes, mais aussi commerces tapageurs. La visite de la Casa de la Vall, siège historique du pouvoir andorran, fut le moment le plus passionnant du séjour, grâce à l’accueil que nous réserva un ancien ministre qui voulut bien nous accompagner et compléter le discours de la guide. 

Les conférences d’été ont illustré la variété des thèmes que l’Académie aborde chaque année pour mettre en valeur le patrimoine pyrénéen et plus spécifiquement luchonnais.

Le 17 juillet, Jacques Bergeon a évoqué Un centenaire : le séjour du prince Albert de Monaco dans les Pyrénées, tandis que Bertrand de Gorsse s’attachait aux relations entre  Alain Fournier et les Pyrénées

Le 31 juillet, Patrick Peyet rappelait la figure de  Paul Boileau, l’homme, le botaniste et l’urbaniste.

Le 7 août, Jacques Teisseire, de Fronsac, est venu présenter son livre sur La Toponymie du Haut-Comminges.

Le 14 août, André Sacome, dit Saxo, figure luchonnaise, a raconté la vie d’un amoureux de la montagne. 

Le 21 août, enfin, Frédéric Vionne proposait sous le titre énigmatique de  Vigilance Blanche  de retrouver l’histoire de Vigilance, hérésiarque commingeois du Ve siècle, et partait sur les traces de Blanche de Comminges, héroïne de roman de Dostoïevski.

L’année s’est terminée par l’assemblée générale du 29 décembre, agrémentée d’un agréable déjeuner et de communications diverses proposées par monsieur le curé Bellème sur le message du Cardinal Saliège en 1942, et par Jean-Marc Chaduc et Claudine Favre sur la visite à Luchon de la duchesse de Berry, en 1828. Patrick Peyet a été élu académicien et Mathieu Tajan membre associé.